"La maîtrise de l'expression et des médias"

bdegastinesBrigitte de Gastines

PDG emblématique de SVP, société de conseil par téléphone, de 1976 à 2002
Brigitte de Gastines, femme d'affaires de l'année en 1990, a développé SVP pour en faire, jusqu'en 2002, l'une des premières sociétés de Conseil par téléphone aux entreprises dans le monde.

 Brigitte de Gastines-Cachart (née de Turckheim) est actuellement :

  • Associé-Conseil de NCC-cie
  • Président de la Compagnie Verbier Luxury Hotels qui regroupe le Chalet d'Adrien (Relais & Châteaux) et le Chalet de Flore à Verbier (Suisse)
  • Président du Château de Curzay (Relais & Châteaux) en Poitou
  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Commandeur dans l'Ordre National du Mérite
  • Membre du Comité Consultatif de la Banque de France

 Elle a notamment été

  • PDG du groupe SVP (1976 - 2002)
  • Président de SVP International (1976- 2005)
  • Président national de l'Association pour le Progrès du Management
  • Président du Mouvement Français pour la Qualité
  • Président du Comité Français des Manifestations Économiques à l'Étranger
  • Élue Femme d'Affaire de l'année (1990)











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Brigitte de Gastines élevée par JP Raffarin, dans les salons du Sénat, au grade de Commandeur dans l'ordre national du mérite en présence du ministre de la culture, R.Donnedieu de vabres (2008)
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JP Raffarin, ancien premier ministre et Brigitte de Gastines


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Brigitte de Gastines avec Eric Cachart et Vincent Bolloré

voir également : Eric Cachart


Brigitte de Gastines, président de SVP de 1976 à 2002
Historique de SVP Société de Conseil par téléphone

svp logo bleu100standardsvp100fourtou100bg tavernost100donnedieu100JR Fourtou, président de Vivendi
N.de Tavernost, président de M6
R. Donnedieu de Vabres, ministre de la culture



Un président emblématique "Le service et l'esprit d'entreprise"
Les plus grands chefs d'entreprise français étaient présents au Sénat (Juin 2008) pour le nouvel hommage à celle qu'ils ont parfois surnommée familièrement "Madame SVP". Connue sous le patronyme de Brigitte de Gastines, élue "Femme d'affaires de l'année" en 1990, elle a dirigé pendant vingt-cinq ans l'entreprise SVP spécialisée dans l'information téléphonique.
Ce n'était pas sa vocation. Elle voulait être médecin. Mais dès sa sortie du lycée Molière, à Paris, son père la pousse à faire HEC. « J'y ai appris que le jour où l'on sait se vendre, on peut tout vendre", précise-t-elle.
Entrée comme commerciale à SVP, Brigitte de Gastines y gravit un à un les échelons, de la production au marketing, de l'informatique aux ressources humaines, avant d'en prendre la direction. La jeune présidente, que certains dirigeants au CNPF appellent "mon petit", a un sens aigu des affaires.
En dix-neuf ans, elle devient actionnaire majoritaire de la PME et y développe un pôle international étendu à dix-huit pays. "Lors du montage de la société au Japon, je signais les fax "bdegastines". Imaginez la surprise de mes futurs partenaires venus à l'aéroport accueillir un chef d'entreprise homme ! Ils ont remplacé les geishas par un spectacle au théâtre kabuki qui a duré sept heures", se souvient-elle amusée.
Soucieuse de faire évoluer SVP, Mme la PDG crée en 1994 avec son mari, Eric Cachart, une fondation pour le développement des nouvelles technologies. "Pour réunir trois fois par an les grands acteurs du multimédia, dont nous pressentions la révolution en train de naître,comprendre et anticiper les mutations technologiques, économiques et sociétales nous avons acheté près de Poitiers le château de Curzay, belle bâtisse du xviiie siècle nichée dans un parc de 120 hectares", explique-t-elle.
Elle y découvre le plaisir de recevoir et le métamorphose en Relais & Châteaux.
Pas à pas, elle fait l'apprentissage de ce métier exigeant, de ses codes, de ses habitudes, animée par un goût inné de l'hospitalité et des contacts humains. Débordante d'énergie, elle est sur la brèche sept jours sur sept, la semaine à Genève et à Paris ou dans les filiales étrangères, le week-end en Poitou.
Après avoir cédé le groupe SVP en 2002, il n'était pas question pour cette battante de mettre un terme à sa vieprofessionnelle. "J'aime les contraintes qui me forcent à bouger."
De passage à Verbier, elle apprend qu'un vieil établissement est à vendre. "J'aimais cette station où nous venions skier en famille depuis des années et je rêvais de pouvoir y séjourner plusieurs mois. Lorsque nous avons vu l'emplacement, un promontoire plein sud dominant le village, face à un fabuleux panorama de cimes enneigées, nous avons eu un coup de foudre." Une autre raison sentimentale motive son choix. La découverte dans le grenier familial des récits de son grand-père, subjugué par le val de Bagnes qu'il sillonnait au volant d'une De Dietrich-Bollée. Concepteur et pilote automobile, cet aventurier avait gardé une âme bucolique comme l'atteste son herbier, aujourd'hui accroché dans le bar du chalet.
Le rachat de ce dernier coïncidera avec le début des négociations de vente de SVP. Le jonglage financier s'avère inévitable. Mais les autorités valaisannes et leur souci d'épauler les entrepreneurs lui facilitent la tâche. "Si vous avez besoin de rencontrer le ministre de l'Économie, il vous accorde un rendez-vous en 48 heures. Les décisions prises sont immédiatement suivies d'effets. Et une fois les problèmes réglés, on trinque avec un verre de Petite Arvine", raconte-t-elle. . "Autrefois, je vendais des conseils, des informations. Aujourd'hui, je vends du bonheur".
Comme le souligne Eric Cachart : "Nous sommes des Créateurs de Souvenirs pour nos clients".
La propriétaire des lieux se révèle disponible, sereine, malgré un emploi du temps chargé. "Je suis présente au Chalet de huit heures du matin à minuit, m'accordant quelques moments de détente sur les pistes l'hiver, sur le parcours de golf l'été."
Sa success story de femme d'affaires accomplie se double d'un rôle de mère épanouie.
Derrière son image de chef d'entreprise rigoureuse se cache une épicurienne qui aime faire la fête. Sa définition du luxe ignore les paillettes et les palaces.

Son moment préféré : déguster une choucroute dans une winstub de Colmar avec des copains, un clin d'œil à ses origines alsaciennes. "Les trois piliers de mon équilibre sont le travail, la famille, les amis", s'empresse-t-elle d'ajouter.
Elle continue à mener de front trois vies comme si elle avait la faculté de se démultiplier. À l'image des trois Brigitte inscrites sur son passeport : née de Turckheim, épouse Cachart, dite de Gastines (le nom de son premier mari).